Archiver dans la catégorie ‘Film muet’
Les Deux Orphelines de D.W Griffith

Fiche technique
Titre original : Orphans of the storm
Réalisateur : D. W Griffith
Nationalité : Américain
Année : 1921
Durée : 2′30
Acteurs : Lilian Gish (Henriette Girard) / Dorothy Gish (Louise Girard) / Joseph Schildkrant (Chevalier de Vaudrey)
Synopsis
Deux soeurs partent à Paris. Dès leur arrivée, elles se trouvent séparées.
Valeur historique, politique :
Les Deux Orphelines relate le début de la Révolution Française (1789 – 1799).
Griffith remémore plusieurs personnages de cette époque :
- Robespierre, Danton, La Fayette et le roi Louis XVI.
- L’image donnée de Robespierre est négative. Il instaure une dictature après le renversement de la monarchie. Il reprèsente le mal.
- En revanche, Danton illustre le bien. Il a un rôle essentiel dans le renversement de la monarchie. Il s’oppose à Robespierre. Le peuple l’adore. Il est comparé à Lincoln, le premier président américain républicain.
- Au début du film, il y a une brève apparition de La Fayette sur les accessoires du chevalier de Vaudrey. Dès 1777, il prend une part active dans la guerre d’indépendance d’Amérique (cela pourrait expliquer la date inscrite : “1779″). Je pense qu’il s’agit d’un hommage.
- Le réalisateur rappelle certains éléments importants de la Révolution comme : Paris, la Prise de la Bastille, un morceau de la Marseillaise (chant de guerre), la guillotine et le rituel macabre des citoyens qui était de mettre au bout d’un pique la tête d’un aristocrate.
Favorable à la démocratie, Griffith montre, tout au long du film, la misère ainsi que la souffrance du peuple. Sans lois, il n’y a pas de justice.
D.W Griffith oppose les conditions de vie des aristocrates, des monarques avec les citoyens.La nourriture est inégale. Plusieurs plans dans ce film montrent l’abondance de la nourriture chez les populations aisées (champagnes, gâteaux, viandes, légumes,…), et le manque de nourriture chez les villageois (pains).
- Les personnes riches sont représentées comme des gens égoistes, sans sentiment et sans remord (une voiture roule sur un jeune citoyen. L’aristocrate au final se préoccupe plus de l’état de ses chevaux que du villageois).