Analepse

Le septième art sous toutes ses facettes

Good Morning England

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Fiche technique

Pays : Angleterre                                  Genre : Comédie                                       Durée : 2′15
Réalisateur : Richard Curtis               Monteur : Andrew Jadavji
Producteurs : Tim Bevan, Eric Fellner, Richard Curtis, Hilary Bevan Jones.

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Après Quatre mariages et un enterrement et Coup de foudre à Notting Hill, deux comédies sentimentales, le réalisateur Richard Curtis, tout en restant sur le terrain de la comédie et de l’Angleterre, s’attaque aujourd’hui à un nouveau genre : le film d’époque. Le récit de Good Morning England se déroule dans le contexte des années soixante, en pleine révolution des mœurs : sur un bateau, ancré en pleine Mer du Nord, huit passionnés de rock lient leur force pour faire vivre leur radio pirate : « Radio Rock ».

Cette station-radio, très populaire, est alors un symbole de liberté. En l’espace de deux heures, le film montre la liberté à la fois sexuelle et individuelle dont se saisissent avec bonheur les personnages. Leur passion pour la musique rock se transforme en véritable mode de vie ; au sein du bateau, où s’organise leur vie communautaire, trois règles prédominent : sexe, drogue et musique – d’où le titre original du film : The Boat that Rocked.

Good Morning England est alors un film de fiction mais inspiré de faits réels. Le but est avant tout d’illustrer la guerre menée contre la liberté d’expression en Angleterre dans les années 1960. L’histoire débute ainsi en 1966, soit deux ans après l’apparition des radios pirates, et, ce film, évoquant les manigances du pouvoir puritain pour imposer le silence aux radios moralement subversives, s’achève avec l’expression des effets de la loi anti-pirate de 1967.

Le « happy end » invraisemblable peut s’avérer décevant pour certaines personnes, mais il peut aussi symboliser l’optimisme avec lequel on peut recevoir encore aujourd’hui l’expérience de la liberté et de l’échange qu’a représentée cette période. Fait particulièrement chaud au cœur, tout de même, cette solidarité qui se dégage du modèle de la vie communautaire dépeint par le réalisateur, ainsi que le sauvetage miraculeux du dénouement.

Rédigé par dillo888

23 avril, 2009 à 2:00

Publié dans Club 300

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