Analepse

Le septième art sous toutes ses facettes

Le langage des images

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“Selon le type de valeur de plan utilisé, le spectateur va ressentir une certaine impression, comprendre l’histoire d’une certaine manière”.

Le langage des images et des sons (éditions DIXIT)

Les valeurs de plans :

- Le plan d’ensemble / plan de situation (paysage, décor,…) : permet de repérer, de situer  la scène, l’action. On n’accorde peu d’importance aux personnages. C’est la géographie qui nous intéresse.

- Le plan moyen : Le personnage est filmé entièrement (de la tête aux pieds). L’expression corporelle du personnage joue, ici, un rôle important (mouvements, déplacements).

Plus on se rapproche d’un personnage, plus l’attention du spectateur est suscitée.

- Le plan américain : le personnage est filmé à mi-cuisse (dans les westerns, ce cadrage permettait de montrer les pistolets).

- Le gros plan : permet d’obtenir un grand nombre de détails. Porter l’attention du spectateur sur l’intimité du personnage, créer le suspens ou faire remarquer un objet.

Le cadrage :

- Le champ / le cadre : le personnage est dans le cadre, le plan. Il est dans le champ.

- Le hors-champ / le hors-cadre : le personnage sort de l’image, du plan. Il est hors-champ.

La composition :

” Cadrer une image, c’est placer la caméra, personnages et objets de telle manière qu’ils racontent déjà, par leur positionnement dans l’espace, une partie de l’histoire que l’on veut représenter”.

Le langage des images et des sons (éditions DIXIT)

- La plongée : La caméra est placée au-dessus de quelque chose. Ce cadrage peut donner un sentiment d’oppression, d’isolement, d’écrasement, donner une valeur descriptive, une vue globale ou encore faire appel à la religion (Dieu).

- La contre-plongée : La caméra est placée au sol, en-dessous de quelque chose. L’objet / le personnage est comme magnifié, agrandi.

- La profondeur de champ : il existe trois niveaux de plans : le premier plan / L’avant plan, le milieu du plan / le second plan et l’arrière plan.

Image floue devant et derrière mais nette au milieu = Peu de profondeur de champ. Peu de profondeur de champ permet de mettre en valeur quelque chose.

Nette à tous les niveaux = beaucoup de profondeur de champ. Beaucoup de profondeur de champ permet de voir plusieurs actions se dérouler en même temps et ainsi enrichir le contenu de l’image.

Le changement de mise au point / changement de point de vue : utilisé davantage en fiction, comme technique dramaturgique, le changement de mise au point permet de créer du suspens (faire découvrir un personnage). Mais il est toutefois difficile de lui donner une valeur précise car la vitesse d’obturation, des éléments dans le cadre entrent en jeu .

L’éclairage : – permet de définir le climat, l’atmosphère que produit une scène.

- met en lumière ou non quelque chose ( influence le côté esthétisme du sujet filmé)

Les objectifs : la focale normale : c’est la vision de l’oeil quoiqu’il est reste plus réduit. La focale normale permet de donner un sentiment de réalisme.

le grand angle : sa particularité est de distordre les images filmées près de l’objectif. Les objets rapprochés paraissent très larges, et les objets éloignés petits (une petite pièce paraît plus grande, un visage proche parait monstrueux).

Dans un lieux peu éclairé, utilisez plutôt un grand angle pour apporter plus de lumière.

Caméra à la main ou à l’épaule, utilisez là aussi le grand angle qui vous assure plus de stabilité.

Longue focale / téléobjectif : permet de voir quelque chose situé à une longue distance. Les longues focales compressent la perspective. Le téléobjectif rapproche les gens et les objets entre eux, à la différence du grand angle.

Le zoom : passage rapide de l’image d’un objectif à un autre.

Le zoom avant : passage du grand angle au téléobjectif (le spectateur va vers l’objet désiré).

Le zoom arrière : passage du téléobjectif au grand angle.

Les mouvements de caméra :

Le travelling (avant/ arrière/ vertical / horizontal / de bas en haut) : déplacement de la caméra dans l’espace (le travelling avant permet de rentrer dans l’action d’un film, de suivre un personnage, …) .

Le panoramique : la caméra est immobile. Le panoramique correspond aux déplacements de sa tête.

La caméra objective : la caméra se trouve à la place du spectateur. C’est le point de vue d’une personne extérieure à la scène. Elle permet de donner un sentiment de recul.

La caméra subjective : La caméra se met à la place d’un personnage. Ce que nous voyons, c’est le point de vue du personnage. La caméra est située à la place de sa tête, de ses yeux. Le spectateur vit l’action comme s’il y était.

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